Il y a un an, une maison correcte se vendait presque toute seule. Cet automne, votre inscription se retrouve à côté de beaucoup d'autres. Ça ne veut pas dire baisser le prix. Ça veut dire mieux préparer sa mise en marché.
Le rééquilibrage a rejoint la Rive-Sud
Les chiffres d'août sortis cette semaine par l'APCIQ le montrent clairement. Sur un an, le nombre de propriétés à vendre sur la Rive-Sud a augmenté de 28 %, la plus forte hausse de toute la région de Montréal. Le mouvement d'assouplissement qui touchait d'abord l'île gagne maintenant les couronnes. Pour vous qui vendez, ça change une chose concrète : l'acheteur a plus de portes à visiter avant la vôtre.
Dans l'ensemble de la région métropolitaine, 2 853 ventes se sont conclues en août, un recul de 13 % sur un an, pendant que l'inventaire montait à 20 128 inscriptions actives, en hausse de 18 %. Moins de transactions, plus de choix. C'est la définition même d'un marché qui se rééquilibre.
Les prix tiennent, donc pas de panique
Voici la nuance que trop de vendeurs manquent. Même avec plus d'offre et moins de ventes, les prix médians continuent de monter modérément dans la région : plus 3 % pour l'unifamiliale, plus 4 % pour la copropriété et plus 2 % pour le plex sur un an. Le marché ralentit, il ne s'effondre pas. Vous n'avez pas à sacrifier votre prix pour vendre. Vous avez à bien vous positionner dès la première semaine.
Le vrai risque aujourd'hui n'est pas de vendre trop bas. C'est de mal partir. Une maison affichée trop cher au départ attire peu de visites, s'installe dans les statistiques, et finit par se vendre plus bas qu'une maison bien évaluée dès le jour un. Dans un marché avec autant de concurrence, le prix de départ est votre outil de marketing le plus important.
Le calendrier compte plus que jamais
Les délais de vente s'allongent dans la région. En août, une unifamiliale se vendait en moyenne en 42 jours et une copropriété en 62 jours, soit douze jours de plus qu'un an plus tôt pour le condo. Le plex fait exception, à 52 jours. Ce que ces chiffres disent, c'est que les deux ou trois premières semaines d'une inscription valent de l'or. C'est là que se concentrent les acheteurs sérieux qui suivent le marché.
Si votre maison arrive sur le marché mal photographiée, encombrée ou surévaluée, vous brûlez ces premières semaines. Après, il faut souvent une baisse de prix pour relancer l'intérêt, et cette baisse coûte plus cher que d'avoir bien fixé le prix au départ. Je préfère prendre une semaine de plus en préparation qu'une baisse de 15 000 $ trois semaines après la mise en marché.
Ce que ça veut dire pour vous
- Vous vendez une maison : faites établir un prix appuyé sur des comparables récents, pas sur ce qu'un voisin a obtenu au printemps 2025. Investissez dans la préparation avant les photos : désencombrer, réparer les petits détails, soigner l'entrée. Visez une mise en marché propre dès la première journée, parce que c'est la fenêtre où l'acheteur sérieux regarde.
- Vous vendez un condo : c'est le segment qui s'est le plus rééquilibré et où les délais s'allongent le plus. La compétition est réelle. Un prix juste, des photos lumineuses et une disponibilité pour les visites font toute la différence. Si votre immeuble a plusieurs unités semblables à vendre, il faut une raison claire de choisir la vôtre.
- Vous vendez pour racheter : la bonne nouvelle, c'est que le taux directeur reste à 2,25 % depuis le 2 septembre et qu'un taux fixe cinq ans tourne autour de 4 %. Vous vendez dans un marché plus lent, mais vous rachetez dans le même. Planifions les deux transactions ensemble pour éviter de vous retrouver coincé entre les deux.
Ces repères valent pour l'ensemble de la Rive-Sud, pas pour votre rue. Une maison de Saint-Lambert ne se prépare pas comme un condo de Brossard ou un bungalow de Longueuil. Avant d'afficher, parlons de votre propriété et de vos comparables. Demandez une évaluation gratuite ou écrivez-moi, et on bâtit votre stratégie de mise en marché. Vous pouvez aussi relire mon guide sur la façon de fixer son prix de vente.